Risques
Bien que la cause précise de la maladie d'Alzheimer et le moyen de la guérir demeurent inconnus, il semble qu'elle se développe lorsque l'effet combiné de certains facteurs de risque atteint un certain niveau. Bon nombre de ces facteurs nous sont connus, mais d'autres restent à découvrir. Une fois ce seuil atteint, la capacité de régénération et de maintien de cellules du cerveau ne suffisent plus, enclenchant ainsi le début de la maladie.
Âge
La vieillesse est le plus important facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. La plupart des personnes atteintes de cette maladie sont âgées de 65 ans et plus. Or, on croit que la maladie se développe quelques années avant la manifestation du déclin cognitif et de la perte de mémoire. Par contre, il est important de souligner que la plupart des personnes aînées ne sont pas toutes atteintes de la maladie d’Alzheimer et qu’il ne s’agit pas là d’une conséquence normale du vieillissement. Quels que soient les facteurs de risque, la maladie s’installe rarement avant l’atteinte d’un certain âge. Quelques cas ont toutefois été décelés chez certaines personnes dans la quarantaine ou la cinquantaine.
Déficience cognitive légère (DCL)
Dans la DCL, le niveau de détérioration cognitive ou de la mémoire, ou les deux, est supérieur à celui enregistré dans le processus normal de vieillissement, mais il n'est pas suffisamment avancé pour qu'on puisse parler de maladie neurodégénérative ou de « maladie d'Alzheimer ». On estime que 85 % des personnes qui ont reçu le diagnostic de DCL développeront la maladie d'Alzheimer dans les dix années suivantes, ce qui fait de la DCL un facteur de risque important de la maladie. Comme les chercheurs croient que les changements anormaux dans le cerveau commencent à se produire de 5 à 10 ans avant l'apparition des signes visibles de la maladie d'Alzheimer, l'imagerie du cerveau pourrait permettre de repérer les personnes atteintes de DCL les plus à risque de développer la maladie.
Les blessures à la tête
Les blessures à la tête, notamment les commotions à répétition, sont des facteurs de risque associés au développement ultérieur de la maladie d'Alzheimer.
Niveau de scolarité inférieur
Plusieurs études ont démontré que les personnes ayant moins de six ans de scolarité sont plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer. Il est cependant nécessaire de poursuivre les recherche sur le niveau d'éducation comme facteur de protection afin de déterminer si ce sont véritablement les études – ou d'autres facteurs liés à l'éducation – qui sont en cause (comme le bas niveau de revenus, par exemple).
La ménopause
Deux fois plus de femmes que d'hommes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. Bien que cela s'explique en partie par le fait que les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, la raison principale semble surtout être en lien avec la diminution importante des hormones œstrogènes avec la ménopause. Aucune recherche n'a démontré pour l'instant que l'hormonothérapie (la prescription d'œstrogène pour le soulagement des symptômes de la ménopause) ait un effet positif sur la maladie d'Alzheimer ou en soit un facteur de risque direct.
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Antécédents familiaux
La personne qui a un parent, une sœur ou un frère atteint de la maladie d'Alzheimer a un risque plus élevé de développer la maladie que la personne qui ne présente aucun antécédent familial de la maladie. Cependant, la forme héréditaire ne compte que pour un faible pourcentage des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Chez certaines familles, elle est transmise directement d'une génération à l'autre. Le fait que plus d'un membre de la même famille souffrent de la maladie d'Alzheimer ne signifie pas non plus que la famille possède la forme héréditaire de la maladie.
L'environnement
L'environnement pourrait être un autre facteur de risque de la maladie : une composante inconnue présente dans l'eau, le sol ou l'air pourraient être en cause.
Notre propre corps
La maladie d'Alzheimer pourrait s'expliquer par un phénomène corporel interne. Il pourrait s'agir d'un virus à action lente, d'un déséquilibre chimique, ou encore, d'un déficit immunitaire.
Autres facteurs de risque
En plus des éléments mentionnés ci-dessus, d'autres ont été décrits comme étant des facteurs de risque potentiels de la maladie d'Alzheimer : les inflammations chroniques (comme certaines formes d'arthrite), des épisodes passés de dépression clinique, des AVC ou mini-AVC, un taux élevé de cholestérol, l'hypertension, le stress, le manque d'exercice du cerveau et l'obésité. Il y a aussi des facteurs de risque moins probants comme le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et la consommation de drogues.
Prévention
Il va de soi qu'un cerveau en santé est donc mieux préparé pour résister à la maladie. L'importance doit donc être mise sur les éléments que l'on peut contrôler, telle l'adoption d'un mode de vie sain. Est-ce suffisant pour prévenir la maladie d'Alzheimer? Rien n'est certain, mais une bonne alimentation, le maintien d'un poids santé, la pratique d'une activité physique régulière, même modeste, le maintien d'une tension artérielle et d'un taux de cholestérol normaux ainsi que la participation à des activités stimulantes sur le plan intellectuel et social ne pourront certainement pas nuire.
Mettez-vous au défi! Faites des activités de stimulations mentales : jouez aux cartes, aux échecs, à des jeux de chiffres comme le sudoku, faites des casse-têtes ou des mots-croisés! Maintenez des activités sociales avec vos amis, lisez un bon livre ou allez au cinéma puis discutez-en avec vos amis! Poursuivez votre passe-temps favori ou découvrez-en un nouveau! Participez à des activités culturelles, pièces de théâtre, concerts et bien plus encore!
Surtout, réduisez votre stress! Ce dernier entraîne une réaction chimique dans le corps qui endommage le cerveau et les autres cellules du corps lorsqu'elle dure trop longtemps. En réduisant les effets nocifs du stress sur votre corps, vous améliorez la santé de votre cerveau et pourriez réduire votre risque d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Pour y parvenir, utilisez différentes techniques telles que la méditation, la respiration profonde, le massage et l'exercice physique. L'idéal est d'explorer une variété de techniques et de découvrir les plus efficaces pour vous.
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